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Autour de « Gribouillis, ville spatiale » de Yona Friedman à l’école élémentaire Saint-Lambert (15e)

2 Août

Travaux des CM2 © École élémentaire Saint-Lambert - Ville de Paris

Travaux des CM2 © École élémentaire Saint-Lambert – Ville de Paris

 

Avec leur professeure d’arts plastiques Marie Robert et les médiatrices culturelles Na-Yeon et Inès, les élèves de l’école Saint-Lambert (15e) ont travaillé cette année autour de Gribouillis, ville spatiale de Yona Friedman, sculpture suspendue cette année dans un couloir de l’établissement. Tous les enfants se sont appropriés l’œuvre et ont abordé les notions de lignes et de formes, d’architecture et d’urbanisme.

Les CP ont travaillé à l’aide de ballons de baudruche qu’ils ont recouverts de ficelles, de façon à créer un gribouillis de laine.

 

Travaux des CP © École élémentaire Saint-Lambert - Ville de Paris

Travaux des CP © École élémentaire Saint-Lambert – Ville de Paris

 

Les CE1 ont opéré un trompe l’œil en dessinant à la craie grasse des gribouillis sur deux faces d’une pochette plastique.

 

Travaux des CE1 © École élémentaire Saint-Lambert - Ville de Paris

Travaux des CE1 © École élémentaire Saint-Lambert – Ville de Paris

 

© École élémentaire Saint-Lambert - Ville de Paris

© École élémentaire Saint-Lambert – Ville de Paris

 

A l’aide d’un bout de laine emmêlé, les CE2 devaient donner mouvement par mouvement une forme au morceau de ficelle. A partir de ce travail, ils ont réalisé par groupe une vidéo en stop motion.

 

 

Les CM1 ont imaginé une ville du futur à l’aide de matériaux de récupération, principalement des bouteilles d’eau. Les CM2, quant à eux, ont créé des maisons en assemblant des boites de carton.

 

Travaux des CM2 © École élémentaire Saint-Lambert - Ville de Paris

Travaux des CM2 © École élémentaire Saint-Lambert – Ville de Paris

 

© École élémentaire Saint-Lambert - Ville de Paris

© École élémentaire Saint-Lambert – Ville de Paris

 

Retour d’expérience de Na-Yeon, médiatrice culturelle à la crèche de l’Hôtel de Ville (3e)

2 Août

© FMAC - Paris

© FMAC – Paris

Site remarquable autant par son histoire (ancien appartement du Maire de Paris de 1977 à 1995) que par son architecture (cheminée dans chaque pièce, petit jardin caché, vue sur l’église Saint-Gervais), la crèche Lobau située au sein de l’Hôtel de Ville de Paris a participé pour la première fois cette année au FMAC à l’école.

J’ai travaillé avec des enfants de 2 à 3 ans et demi, autour de l’œuvre de Captain Fluo Robot Moulinex, pochoir de 1985 acquis par le FMAC en 1990. Elle représente un robot à la silhouette verte minimaliste. Avec Nadine Lehain, l’éducatrice de la crèche, nous avons travaillé avec les enfants sur la thématique du robot (chansons, films autour du robot) et expérimenté avec eux la technique du pochoir.

 

© FMAC - Paris

© FMAC – Paris

J’ai été frappée par leur motivation et implication, et ravie de voir qu’ils attendaient l’atelier avec impatience en se rangeant en file indienne devant la salle. Ils restaient concentrés parfois plus d’une heure ce qui dépassait nos attentes !

 

© FMAC - Paris

© FMAC – Paris

 

Nous avons également réalisé des statues de robots avec des bouteilles de lait peintes.

Les parents des enfants ont pu contempler les travaux des enfants lors de l’exposition  qui a lieu fin mai.

 

© FMAC - Paris

© FMAC – Paris

 

Cette expérience auprès des tous petits a été très enrichissante et m’a donné envie de continuer à travailler en contact avec le jeune public.

Un grand merci au personnel de la crèche notamment à la directrice Valérie Mottaghi et à l’éducatrice Nadine Lehain, et au programme FMAC à l’école pour m’avoir permis de découvrir plus en profondeur le monde de la médiation culturelle et de l’enseignement en arts plastiques.

 

 

Les restitutions dans les collèges

2 Août

Exposition au collège Paul Verlaine © Inès Seddiki - FMAC, Paris

Exposition au collège Paul Verlaine © Inès Seddiki – FMAC, Paris

 

Cette année, 8 œuvres d’artistes différents étaient exposées dans des collèges parisiens. L’occasion pour les collégiens de se familiariser avec l’art contemporain et avec des médiums variés (peinture, sculpture, vidéo, arts graphiques…). Au mois de juin, de nombreux collèges ont organisé les restitutions des travaux des élèves réalisés en lien avec l’œuvre exposée afin de montrer aux parents et aux autres élèves le travail accompli.

 

© Inès Seddiki - FMAC, Paris

© Inès Seddiki – FMAC, Paris

 

Jeudi 13 juin, lors de la journée Portes Ouvertes au collège Paul Verlaine (12e), une salle était dédiée à la présentation des travaux plastiques. Encadrés par l’enseignant M. Registo, les élèves de 3e ont travaillé sur l’œuvre Le Colosse d’Alicia Paz exposée dans la salle d’arts plastiques.Ces derniers ont abordé l’œuvre sous l’angle de la thématique de la parodie et du détournement. Ils ont reçu comme consigne de choisir une œuvre d’un artiste qu’ils apprécient et d’y incorporer un personnage ou un objet du monde de la publicité ou de la « culture pop ». Les élèves se sont ainsi amusés à détourner les images et à réaliser des œuvres toutes plus innovantes les unes que les autres.

 

Exposition au collège Paul Verlaine. Au fond : Le Colosse d'Alicia Paz © Inès Seddiki - FMAC, Paris

Exposition au collège Paul Verlaine. Au fond : Le Colosse d’Alicia Paz © Inès Seddiki – FMAC, Paris

 

Jeudi 20 juin, ce fut au tour du collège Pilâtre de Rozier (11e) de présenter les travaux réalisés par une classe de 4e autour de l’œuvre Guide (Platane) d’Eva Nielsen exposée au collège. Après avoir rencontré l’artiste, les élèves ont été invités, par leur professeur d’arts plastiques Dominique Rochet, à peindre un paysage de leur quotidien.

 

Invitation à l'exposition "Mon paysage" au collège Pilâtre de Rozier

Invitation à l’exposition « Mon paysage » au collège Pilâtre de Rozier

 

Exposition "Mon paysage" au collège Pilâtre de Rozier © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition « Mon paysage » au collège Pilâtre de Rozier © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Samedi 22 juin, à l’occasion de la journée Portes Ouvertes, le collège George Sand (13e) mettait à l’honneur dans la salle d’arts plastiques les productions des élèves réalisées avec leur professeur d’arts plastiques Barbara Porzer. En lien avec la vidéo Hisland de Grégory Chatonsky, certaines classes de 3e, ont travaillé autour des traces et empreintes de leurs mains. Sur la thématique du « paysage intérieur », ils ont dessiné au crayon des paysages variés, traçant ainsi un parallèle avec le paysage généré par un logiciel à partir de l’empreinte de l’artiste dans Hisland. 

 

Exposition au collège George Sand. Projection de la vidéo Hisland de Grégory Chatonsky © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition au collège George Sand. Projection de la vidéo Hisland de Grégory Chatonsky © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Exposition au collège George Sand © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition au collège George Sand © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Mardi 25 juin, le hall du collège Mallarmé (17e) était investi par les travaux plastiques des élèves. Autour de l’huile sur toile Autoportrait de Chéri Samba, une classe de 4e a été invitée par leur professeure d’arts plastiques Mme Arucci à dessiner le tableau de mémoire. Avec la médiatrice culturelle Safia Loucif et leur professeure, les élèves d’Ulis ont réalisé un travail plastique et écrit autour du portrait. A la manière de Chéri Samba, ils ont pris en photos des marionnettes qu’ils ont créé avec l’association Le Pont volant sur la thématique du Petit Poucet, et ont écrit autour des portraits photographiques un texte biographique sur le personnage représenté.

 

Exposition des travaux des élèves Ulis au collège Mallarmé © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition des travaux des élèves Ulis au collège Mallarmé © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Dessins des élèves du collège Mallarmé en souvenir du tableau de Chéri Samba © Claire Boustani - FMAC, Paris

Dessins des élèves du collège Mallarmé en souvenir du tableau de Chéri Samba © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le mois de juin a également été l’occasion pour le collège Edmond Michelet de continuer à explorer la sculpture Mwen Paré de Kenny Dunkan exposée au CDI. Avec la médiatrice culturelle Inès Seddiki et leur professeur Yann Valadon, les élèves d’ULIS ont créé en groupe un accessoire de mode à partir d’objets du quotidien, à l’instar de l’artiste.

 

Séance de médiation au collège Edmond Michelet : création d'un accessoire de mode avec des objets du quotidien © Claire Boustani - FMAC, Paris

Séance de médiation au collège Edmond Michelet : création d’un accessoire de mode avec des objets du quotidien © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Détournement d'une chaussure en lien avec l'oeuvre Mwen Paré de Kenny Dunkan © Claire Boustani - FMAC, Paris

Détournement d’une chaussure en lien avec l’oeuvre Mwen Paré de Kenny Dunkan © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles aventures dans les collèges.

A voir aussi sur le site, le travail mené au collège Elsa Triolet et au collège Jacques Decour.

 

 

Miller Levy au collège Jacques Decour (9e)

2 Août

Devant l’œuvre de Miller Levy © Claire Boustani - FMAC, Paris

Devant l’œuvre de Miller Levy © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

En ce vendredi 7 juin pluvieux, Miller Levy s’est rendu au collège Jacques Decour (9e) rencontrer une classe de 3e qui travaille autour de sa série des Oulipismes exposée au CDI. Il s’est présenté aux élèves comme un « artiste de variétés » car il produit un art varié et fonctionne par idées.

 

Miller Levy présentant son travail aux élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Miller Levy présentant son travail aux élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Avec une inventivité prolixe fortement matinée d’humour et d’autodérision, Miller Levy interroge les éléments constitutifs de l’élaboration des images et du langage. Tel un « scientifique de l’absurde » (l’artiste appartient d’ailleurs au collège de Pataphysique), il opère des rapprochements de formes et de mots, questionnant sur la réalité des choses. « Le milieu de l’art est un milieu dangereux avec des commissaires et des inspecteurs » explique-t-il aux élèves tout sourire. Pour « se défendre », l’artiste fabrique des « pièges » qui nous confrontent avec la capacité du langage à faire advenir des choses qui n’existent pas. Pour chacune des œuvres qu’il présente aux collégiens – de son travail autour des brûleurs (Planète brûleur) à son salon en chewing-gum (Showing-home) en passant par ses modelages dans des boîtes de cirage (Ozokérit) – l’artiste leur demande ce qu’ils voient, distribuant des cartes postales à ceux qui lui donnent la bonne réponse. Au fur-et-à-mesure de sa présentation, il invite les élèves à se questionner sur leur perception des choses, sur leur rapport au langage et à la vision.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Devant la vidéo "Hic manebimus optime" © Miller Levy

Devant la vidéo « Hic manebimus optime » © Miller Levy

 

Pour sa série des Oulipismes, dont trois pièces sont exposées au collège (Histoire de la vie – Les origines de la vieillesse, L’enseignement pacifique – La coexistence à distance, La littérature belge ondulatoire – la mécanique d’expression française), Miller Levy a consciencieusement massicoté deux ouvrages de la collection Que sais-je ? qu’il permute entre eux, créant des rencontres textuelles déroutantes et poétiques. Au-delà du rire, ces nouvelles propositions provoquent le trouble par leur réalisme. Elles questionnent sur les limites de la connaissance et notre soif de savoir. Par son titre, cette série rend hommage à l’Oulipo, OUvroir de LIttérature POtentielle fondé par Raymond Queneau et qui prône le développement de la littérature sous contraintes.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Composition de la phrase à partir de mots découpés dans des manuels scolaires © Claire Boustani - FMAC, Paris

Composition de la phrase à partir de mots découpés dans des manuels scolaires © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Suite à la présentation de l’artiste, et en lien avec l’œuvre et l’Oulipo, les élèves ont été invités par leurs professeures de français et d’arts plastiques, à composer une phrase à partir de mots découpés dans d’anciens manuels selon différentes contraintes. Ces phrases ont été exposées au CDI en-dessous de l’œuvre.

 

Exposition des phrases composées © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition des phrases composées © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Duncan Wylie au collège Elsa Triolet (13e)

2 Août

Duncan Wylie présentant son travail aux collégiens © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

Duncan Wylie présentant son travail aux collégiens © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Le 6 juin, l’artiste Duncan Wylie est venu rencontrer trois classes du collège Elsa Triolet où son œuvre Slasher – Baobab est exposée. Avec beaucoup de pédagogie et une grande clarté, l’artiste zimbabwéen explique aux élèves, très à l’écoute, sa démarche et leur transmet sa passion pour la peinture. « La peinture est un voyage. Elle est comme une histoire, une idée qui t’amène quelque part ».

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Revenant sur la différence entre abstraction et figuration, Duncan Wylie explique qu’il travaille, pour toutes ses peintures, par couches successives, gardant toujours la trace de ce qui est en-dessous. Accordant beaucoup d’importance à la composition, l’artiste assemble pour chaque tableau plusieurs images prises par lui, ses proches, ou récupérés sur Internet ou dans des magazines. Il les colle manuellement ou à l’aide du logiciel Photoshop, puis peint l’image réalisée sur des toiles, souvent de grand format. Ses tableaux sont toujours des assemblages de plusieurs images et renvoient au monde actuel, submergé par les images, et à son instabilité. L’artiste explique d’ailleurs aux élèves qu’il est important pour lui de dialoguer par ses œuvres avec le monde. Par l’accumulation d’images, il souhaite également donner à ses tableaux la notion de temps.

Duncan Wylie montre aux élèves des reproductions de ses premiers tableaux, compositions complexes d’architectures et de constructions chaotiques en ruine. Depuis 2012, il introduit des figures humaines qui se confondent aux paysages urbains. Ces funambules et skaters font partie d’une série intitulée « Slasher ». Ce terme, inventé par une journaliste new-yorkaise, renvoie au « / »du clavier d’ordinateur et incarne une génération de trentenaires aux identités plurielles qui multiplient les métiers et les centres d’intérêt par goût mais aussi par nécessité économique. Slasher – Baobab représente un skater faisant le poirier, qui semble comme suspendu dans l’espace. Sa silhouette en équilibre se confond à la ville en arrière-plan. Elle s’intègre au fond du tableau par les différentes couches de glacis qui le composent. Ainsi, le corps du personnage est constitué des éléments qui l’entourent (bâtiments, bribes architecturales).

Soucieux de donner une image globale de son métier d’artiste, Duncan Wylie montre aux enfants des photos de son atelier, de ses pinceaux, de sa palette. A la question « Avez-vous mélangé plusieurs couleurs ? », l’artiste explique qu’il passe plus de temps à mélanger des couleurs sur sa palette qu’à peindre. Cependant, aujourd’hui sa technique a évolué, il mélange directement les couleurs sur la toile. Il utilise de la peinture à l’huile, plutôt que de l’acrylique, car elle présente plus de variétés de couleurs.

 

L'artiste découvrant les productions des élèves © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

L’artiste découvrant les productions des élèves © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Après sa présentation, l’artiste découvre, avec intérêt, les productions des collégiens réalisées autour de son travail. Les élèves ont travaillé la couleur et la superposition. Tous ces travaux ont été présentés lors de l’exposition « Palimpseste » le 11 juin au collège.

 

Les affiches de l'exposition réalisées par les élèves © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

Les affiches de l’exposition réalisées par les élèves © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

L'exposition "Palimpseste". A droite, Slasher - Baobab de Duncan Wylie © Gwénaelle Sabatier - Collège Elsa Trioler, Paris

L’exposition « Palimpseste ». A droite, Slasher – Baobab de Duncan Wylie © Gwénaelle Sabatier – Collège Elsa Triolet, Paris

 

© Gwénaelle Sabatier - Collège Elsa Trioler, Paris

© Gwénaelle Sabatier – Collège Elsa Trioler, Paris

 

© Gwénaelle Sabatier - Collège Elsa Trioler, Paris

© Gwénaelle Sabatier – Collège Elsa Trioler, Paris