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Daniel Lainé au collège Daniel Mayer (18e)

8 Avr

 

Daniel Lainé expliquant son travail à une classe de 6e et une classe de 3e © Claire Boustani - FMAC, Paris

Daniel Lainé expliquant son travail à une classe de 6e et une classe de 3e © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le jeudi 28 mars, Daniel Lainé a rencontré une classe de 6e et une classe de 3e du collège Daniel Mayer (18e). Il leur a expliqué que sa photographie Chef Ogbrife Nwakaibe (1988-1989), exposée au collège jusqu’au mois de juin, faisait partie d’une série de photographies sur les rois africains réalisée entre 1988 et 1991. Voulant donner une autre image de l’Afrique que celle liée aux guerres et à la violence, le photographe est parti seul, avec 20 kg de matériel, sillonner l’Afrique noir, du Mali à l’Afrique du Sud, à la recherche de ces rois africains. « A l’époque il n’y avait pas Internet, explique-t-il, je me déplaçais avec une carte pour repérer où se trouvait les rois. Ensuite, il a fallu que les rois acceptent de se faire photographier. Pour certains, cela a été long ».

Impressionnés par ce travail d’investigation, les élèves ont posé à l’artiste beaucoup de questions sur cette série ou plus globalement sur son expérience de photo-reporter : « A quel âge avez-vous commencé à faire de la photo ? », « Vous continuez toujours à faire des photos ? », « Votre voyage à la recherche des rois africains vous a coûté combien ? », « Certains rois ont-ils refusé de se faire prendre en photo ? », « Vous parliez en quelle langue ? »…

Les travaux des élèves réalisés autour de la photographie seront exposés à la fin de l’année scolaire.

Le collège Daniel Mayer (18e) au Jeu de Paume (8e)

25 Mar

 

Visite de l'exposition de Florence Lazar © Claire Boustani - FMAC, Paris

Visite de l’exposition de Florence Lazar © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le jeudi 14 mars,malgré la pluie, toute la classe de 3e du collège Daniel Mayer (18e) était bien au Jeu de Paume (8e) pour échanger autour de l’œuvre Chef Ogbrife Nwakaibe de Daniel Lainé, exposée dans leur collège, et découvrir l’exposition de Florence Lazar pour laquelle le FMAC prête dix photographies. En tissant des liens avec la photographie de Daniel Lainé, Cécile, conférencière au Jeu de Paume, a présenté aux collégiens les œuvres de Florence Lazar, notamment la série de photographies réalisée dans le cadre d’une résidence au collège Aimé Césaire et le film 125 hectares (2019). Lors de cette visite, il a été question de photographies, de portraits, du traitement de l’image documentaire, mais aussi de la perception de l’histoire et du rapport à l’autre.

 

Échange autour de la photographie "Chef Ogbrife Nwakaibe" de Daniel © Claire Boustani - FMAC, Paris

Échange autour de la photographie « Chef Ogbrife Nwakaibe » de Daniel © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les élèves ont pu également découvrir le métier de conférencier, basé, comme leur a expliqué Cécile, sur la transmission et l’échange. Ils endosseront à leur tour le rôle de médiateur en présentant l’œuvre de Daniel Lainé à une classe de 6e du collège, après un travail effectué en classe avec leur professeure d’arts plastiques Laura Carau.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Conte autour de l’œuvre « Sans titre » de Jean-Charles Blais à l’école élémentaire Damrémont (18e)

25 Fév

 

La conteuse raconte l'histoire de "Sans nom" © Daphné Lebars - FMAC, Paris

La conteuse raconte l’histoire de « Sans nom » © Daphné Lebars – FMAC, Paris

 

Le vendredi 31 janvier, Peggy Genestie, conteuse professionnelle, est venue à l’école élémentaire Damrémont (18e) raconter à deux classes de CP une histoire que lui a inspirée l’œuvre Sans titre de Jean-Charles Blais.

La conteuse transporte les enfants dans un monde extraordinaire, où vit la vieille Sami qui a le pouvoir de donner vie à des enfants en les modelant dans l’argile. Elle habite sur une colline, un endroit merveilleux où les enfants sont heureux ! Quand Sami les voit jouer « elle a l’œil qui frétille ! ». Parmi eux il y a Sannon. Sa mère a disparu lorsqu’il est né et n’a pas eu le temps de le nommer. La vielle Sami le connaît bien, c’est elle qui l’a créé et a fait de lui un « voyageur ». De temps à autres, il revient la voir et elle découvre comme il a grandi. Alors, « elle a l’œil qui frétille la vieille Sami ! » Puis il repart, sans qu’elle puisse savoir quand elle le reverra.

Ravis de découvrir le tableau à travers le conte, les élèves posent de nombreuses questions à la conteuse. « Mais alors ce personnage de dos, est-ce-que c’est Sannon ? » se demande un élève. « Ah je ne sais pas. Qu’en penses-tu ? » lui répond la conteuse. Une petite fille intervient : « Mais non ! C’est la vieille Sami ! ».

Après le conte, les enfants rejoignent leur classe accompagnés de Peggy Genestie. Leur professeure d’arts visuels, Michelle Nadal, leur demande de dessiner ce qu’ils ont retenu du conte en utilisant des feutres noirs, pour rappeler la technique utilisée par Jean-Charles Blais. Très inspirés par l’histoire, les enfants réalisent de nombreuses productions.

 

© Daphné Lebars - FMAC, Paris

Travaux plastiques en classe après le conte © Daphné Lebars – FMAC, Paris

 

© Daphné Lebars - FMAC, Paris

© Daphné Lebars – FMAC, Paris

 

L’artiste Duncan Wylie à l’école élémentaire Damrémont (18e)

7 Juin

Présentation de Duncan Wylie à 2 classes de CE2. En arrière plan, la photo de skateur qui a servi de modèle pour la peinture Slasher-Baobab © Cecilia Almiron - FMAC, Paris

Présentation de Duncan Wylie à 2 classes de CE2. En arrière plan, la photo de skateur qui a servi de modèle pour la peinture Slasher-Baobab © Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

L’artiste Duncan Wylie est venu le jeudi 31 mai rencontrer les élèves de l‘école Damrémont où son œuvre Slasher – Baobab est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

« Est-ce la première fois que vous exposez dans une école ? » demande un élève de CE1. « Oui et j’en suis très fier » répond l’artiste, ravi de venir présenter son travail et échanger avec les enfants.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Duncan Wylie a d’abord présenter son œuvre à deux classes de CE2. Artiste zimbabwéen, naturalisé français en 2005, il explique aux élèves que le skateur faisant le poirier sur la peinture renvoie au Baobab du titre, arbre également « à l’envers ». Il montre aux enfants quatre autres tableaux réalisés en même temps que Slasher – Baobab, soulignant le fait qu’il travaille pour toutes ces œuvres par couches successives, gardant toujours la trace de ce qui est en-dessous et mêlant ainsi abstraction et figuration. Accordant beaucoup d’importance à la composition, l’artiste assemble pour chaque tableau plusieurs images prises par lui, ses proches, ou récupérés sur Internet ou dans des magazines. Il les colle manuellement ou à l’aide du logiciel Photoshop, puis peint l’image réalisée sur des toiles, souvent de grand format.

 

© Cecilia Almiron - FMAC, Paris

© Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

Soucieux de donner une image globale de son métier d’artiste, Duncan Wylie montre aux enfants des photos de son atelier, de ses pinceaux, de sa palette. A la question « Pourquoi vous aimez la peinture », l’artiste souligne sa passion pour son métier, la couleur, le geste. « La peinture a quelque chose d’humain, et s’adapte à toutes les situations » déclare-t-il.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les élèves présentent leurs travaux à Duncan Wylie © Cecilia Almiron - FMAC, Paris

Les élèves présentent leurs travaux à Duncan Wylie © Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

Suite à cette présentation, l’artiste s’est rendu dans chaque classe pour répondre aux questions des enfants et découvrir les travaux réalisés avec leur professeure d’arts plastiques Michèle Nadal et la médiatrice culturelle pour le FMAC à l’école Cecilia Almiron. Prenant le temps de regarder et commenter chaque production, l’artiste est admiratif du travail réalisé. « Je vois qu’il y a de la compétition à venir » déclare-t-il.

 

Visite de l'artiste dans les classes © Claire Boustani - FMAC, Paris

Visite de l’artiste dans les classes © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Cecilia Almiron - FMAC, Paris

© Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

Découverte des travaux d'une classe de CP © Claire Boustani - FMAC, Paris

Découverte des travaux d’une classe de CP © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Objets roulant réalisés en cours de technologie par une classe de CM1 © Claire Boustani - FMAC, Paris

Objets roulant réalisés en cours de technologie par une classe de CE1 © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Présentation des skates réalisés en cours de technologie © Cecilia Almiron - FMAC, Paris

Présentation des objets roulant réalisés en cours de technologie © Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

Rendez-vous le 15 juin à l’école pour l’exposition de toutes les réalisations des élèves.

 

Productions des élèves de CE2 © Cecilia Almiron - FMAC, Paris

Productions des élèves de CE2 © Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

Productions des élèves de CE2 © Cecilia Almiron - FMAC, Paris

Productions des élèves de CE2 © Cecilia Almiron – FMAC, Paris

Conte autour de « Slasher – Baobab » de Duncan Wylie à l’école élémentaire Damrémont (18e)

30 Mai

 

La conteuse Peggy Genestie racontant l’histoire d’Ollie aux élèves, devant l’œuvre de Duncan Wylie © Michèle Nadal – École élémentaire Damrémont, Paris

La conteuse Peggy Genestie racontant l’histoire d’Ollie aux élèves, devant l’œuvre de Duncan Wylie © Michèle Nadal – École élémentaire Damrémont, Paris

 

Le mardi 22 mai, la conteuse Peggy Genestie est venue à l’école élémentaire Damrémont (18e) raconter à deux classes de CP une histoire que lui a inspirée l’œuvre Slasher – Baobab de Duncan Wylie.

Après avoir vu dans l’œuvre un village de pêche, le dieu égyptien Rê ou encore un improbable pingouin, Peggy Genestie s’est intéressée au « Baobab » du titre. « Le Baobab est un grand arbre qui donne l’impression d’avoir la tête à l’envers, les branches enterrées sous le sol et les racines s’élevant dans le ciel. Certains disent qu’ils attrapent ainsi les histoires des deux mondes. En Afrique, les enfants s’assoient au pied du Baobab et écoutent le conteur parler car l’arbre contient beaucoup d’histoires. On l’appelle l’Arbre à palabres. Le personnage de la peinture à la tête à l’envers, c’est mon Baobab » explique-t-elle aux enfants. « Et tout comme l’arbre qui a plusieurs peaux, l’œuvre  a plusieurs épaisseurs de peinture. Dans chacune d’elles, se cache une histoire. » » ajoute-t-elle.

 

© Michèle Nadal - École élémentaire Damrémont, Paris

© Michèle Nadal – École élémentaire Damrémont, Paris

 

La conteuse transporte ainsi les élèves dans un village de pêcheurs où vit Ollie, pêcheur sans bateau qui pêche le poisson à la ligne. Un beau jour, le jeune homme pêche un mystérieux poisson qui parle. Celui-ci lui explique que s’il le relâche, il peut faire de lui un roi. Intrigué, Ollie le suit dans l’eau et tous les deux arrivent dans un étrange monde sous la mer, bien que juste au bord du port. Le poisson se transforme alors en une femme-poisson. Ollie l’épouse, devenant ainsi un roi sous les mers. Les années s’écoulent et un fils nait de leur union. Pourtant, Ollie est nostalgique de son monde et il décide de revenir  dans son village. Sur terre, il comprend que plusieurs centaines d’années se sont écoulées et découvre que tout ce qu’il a connu n’existe plus. Il se sert alors des trésors qu’il a ramassé au fond de l’eau pour acheter des milliers de bateaux et devient rapidement un pêcheur puissant, on l’appelle le « Roi- batelier ». Deux années ont passé et même s’il aime être marchand, il redescend voir sa femme et son fils qui lui manquent. Ainsi va sa vie, partagée entre deux mondes, sous la mer et au-dessus, devant à chaque fois, sur terre, reconstruire ce qui a été détruit en son absence. Tout au long du conte, une chanson revient sans cesse, comme une ritournelle :
« Filent les jours sur la lagune
dessus, dessous roule le temps
Ollie cherche sa bonne fortune
dans des mondes si différents »

A la fin de l’histoire, Ollie revient une dernière fois dans le monde où il est né et s’éloigne sur les eaux. Au loin, on ne distingue plus qu’une forme sans savoir si elle dessus ou dessous l’horizon. Ollie est riche des deux mondes.

Ravis de découvrir le tableau à travers le conte, les élèves l’ont ensuite regardé sous un autre angle, en essayant notamment de trouver le trou d’eau permettant à Ollie de passer d’un monde à l’autre.

Les élèves redécouvrant l’œuvre © Michèle Nadal - École Damrémont, Paris

Les élèves redécouvrant l’œuvre © Michèle Nadal – École Damrémont, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

Les enfants redécouvrant l’œuvre © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le 31 mai, les élèves auront la chance de rencontrer l’artiste Duncan Wylie qui leur parlera de son œuvre et de sa démarche artistique.