Paris.fr
Accueil
Archive | FMAC RSS feed for this section

Eva Nielsen au collège Pilâtre de Rozier (11e)

20 Mai

 

Eva Nielsen présentant son travail à une classe de 4e du collège Pilâtre de Rozier © Julie Lamier - FMAC, Paris

Eva Nielsen présentant son travail à une classe de 4e du collège Pilâtre de Rozier © Julie Lamier – FMAC, Paris

 

Le jeudi 18 avril, Eva Nielsen est venue transmettre sa passion pour l’art à une classe de 4e du collège Pilâtre de Rozier où son œuvre Guide (Platane) est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Attirée à la fois par la peinture et la photographie, l’artiste intègre dans ses toiles ses deux passions en y mêlant plusieurs techniques : l’acrylique, la peinture à l’huile, et la sérigraphie. Elle compose ses œuvres par strates successives fascinée par le principe de juxtaposition et de collage. Dans cette œuvre intitulée Guide (Platane), l’artiste a d’abord peint l’arrière plan, puis a sérigraphié la grille, avant de peindre le platane à l’huile au premier plan.

Dans son travail, Eva Nielsen s’attache à représenter l’espace urbain et notamment les périphéries, les banlieues, ayant grandi et vivant elle-même en banlieue parisienne. Au cours de ses nombreux voyages, elle sillonne les zones périphériques un appareil photo à la main à la recherche d’images intéressantes. Jouant sur le regard, les points de vue, l’artiste aime montrer la ligne d’horizon à travers quelque chose, notamment des grilles, motif récurrent dans son travail. Elle s’amuse également à troubler la perception du spectateur par le biais de l’utilisation du trompe l’œil, comme dans sa série de peintures Aphakie qui donne l’impression de toiles froissées.

"Aphakie I", 2017

Aphakie I, 2017 © ADAGP, Paris 2019

 

© Julie Lamier - FMAC, Paris

© Julie Lamier – FMAC, Paris

 

L’artiste réalise quasiment exclusivement des œuvres de grand format car elle aime avoir la sensation d’être immergée, d’avoir un rapport plus immédiat à la peinture.

Après avoir expliqué sa démarche, l’artiste a échangé avec les élèves autour de leurs travaux commencés avec leur professeur d’arts plastiques Dominique Rochet. En lien avec la toile de l’artiste, les élèves ont peint un paysage de leur quotidien. Eva Nielsen a échangé avec chacun d’eux, notamment  à partir des dessins qui évoquaient pour l’artiste des références artistiques.  Ainsi, elle réagit  au dessin d’un élève qui a représenté les draps de son lit : « on dirait un dessin du mouvement support / surface, tu connais ? ». À l’aide de son téléphone portable, l’artiste leur montre et commente des œuvres de ce mouvement artistique apparu à la fin des années 1960.

À un élève qui souhaite être comédien et qui lui demande comment faire pour être artiste, Eva Nielsen lui conseille d’être très curieux, de lire et d’aller voir des pièces de théâtre.

 

Échange avec les élèves autour de leurs travaux © Julie Lamier - FMAC, Paris

Échange avec les élèves autour de leurs travaux © Julie Lamier – FMAC, Paris

 

© Julie Lamier - FMAC, Paris

© Julie Lamier – FMAC, Paris

 

Tous les travaux des élèves seront exposés au collège à la fin de l’année scolaire.

Retour d’expérience de Mélina Martin, médiatrice culturelle, à l’école élémentaire Arago (13ème)

29 Avr

L’école est un lieu très spécial pour moi. Elle est l’une des raisons pour laquelle je m’oriente vers la médiation culturelle pour le jeune public. C’est un lieu dans lequel une micro-communauté évolue, jours après jours. Une quasi seconde famille. Je suis donc intervenue à l’école Arago, dans le 13ème arrondissement. Ce lieu m’a tout de suite frappé : une très vieille structure, avec encore le vieux mobilier d’école dans certaines salles de classe. J’ai travaillé avec les enfants de cet établissement autour de l’œuvre de Rodolphe Huguet, une « fausse » caméra de surveillance en bronze, réalisée par l’artiste en 2005/2006. Ma présence était attendue et la caméra avait suscité beaucoup de questions de la part des élèves.

HUGUET, Rodolphe, Sans titre (caméra de surveillance), 2005-2006, bronze, 31 x 20 cm. © Christophe Noël, FMAC, Ville de Paris.

HUGUET, Rodolphe, Sans titre (caméra de surveillance), 2005-2006, bronze, 31 x 20 cm. © Christophe Noël, FMAC, Ville de Paris.

 

Cette caméra, installée dans le hall d’entrée de l’école, a été l’occasion de parler d’une multitude de choses avec les élèves.

Ce qui a surtout intéressé les plus petits, c’était le fait que l’artiste se serve d’éléments de récupération pour constituer le corps de la sculpture, avant de réaliser l’objet en lui-même. Ce fût l’occasion de produire un travail intéressant autour du « pour de faux » et du recyclage, en créant, à l’instar de l’artiste, de petits appareils photos en matériaux recyclés : briques de jus de fruit, petits bouchons venant servir de boutons et molettes, papier mâché recouvrant l’ensemble.

Travaux des élèves de CE2 d'après l'oeuvre de Rodolphe Huguet © Claire Boustani, FMAC, Ville de Paris.

Travaux des élèves de CE2 d’après l’oeuvre de Rodolphe Huguet © Claire BOUSTANI, école élémentaire Arago, Paris.

 

Avec les plus grands, L’œuvre a permis d’échanger sur la notion de surveillance en elle-même, par rapport au projet de « Villagesoussurveillance » qui a donné naissance à cette caméra présente dans l’école. Ce qui m’a le plus frappé, c’est la multitude d’exemples que les enfants ont pu donner pour illustrer cette sensation désagréable de la surveillance constante par un appareil. Certains m’ont parlé de la situation en Corée du Nord ou en Chine, d’autres ont trouvé que cela permettait de dissuader des malfaiteurs voulant s’introduire dans l’école, tandis que certains avaient peur qu’on puisse entendre tout ce qui se disait dans l’école, se référant également à des films ou encore au roman 1984 de George Orwell.

Pour ces élèves, j’ai cherché à réfléchir à un détournement possible de cette vision de la surveillance et leur ai proposé un atelier intitulé « la serrure magique ». Le principe est simple : Imiter l’œil qui épie à travers le trou d’une grosse serrure médiévale pour découvrir un univers merveilleux. Les élèves devaient inventer une petite saynète supposée visible à travers le trou de la serrure, serrure qui était symbolisée par un rouleau de papier toilette dont le décor extérieur faisait référence à l’univers que l’on pouvait voir par la serrure.

Prototype de la "serrure magique" © Mélina MARTIN

Prototype de la « serrure magique » © Mélina MARTIN, école élémentaire Arago, Paris.

 

L’école m’a bien accueilli ce qui a renforcé mon enthousiasme pour réaliser les ateliers. La salle d’arts plastiques était à ma disposition lorsque je venais en intervention à la journée et la grande majorité des professeurs ont été investis dans le projet, participant avec enthousiasme aux diverses séances. La classe ULIS a été particulièrement motivée, et par ma présence et par l’atelier. Des enfants très touchants au parcours atypique, extrêmement attachants, sous l’aile d’une enseignante investie et attentionnée. Les classes, certaines plus dures que d’autres, ont réalisé le projet avec plus ou moins de facilité, ce qui m’a poussé à adapter mon discours et ma façon de procéder de séances en séances.

Le dialogue avec les enfants, en classe ou devant l’œuvre m’a aussi énormément plu. Il y a eu un vif intérêt sur mon rôle à jouer dans ce projet et mon travail de médiatrice. J’ai été amené à expliquer en quoi consistait mon métier, et j’ai dû répondre à un bon nombre de questions. Par exemple, beaucoup d’enfants m’ont demandé pourquoi est-ce que j’avais choisi de faire de la médiation. Les enseignants m’ont encouragé à partager mon expérience personnelle, ce qui fût l’occasion de parler avec les élèves de l’accessibilité à la culture en générale. Il a été aussi question des différents publics : Pourquoi choisir de faire de la médiation dans des écoles ? Pourquoi auprès d’enfants ? Est-ce que j’ai déjà fait des visites et des ateliers avec des adultes ? Avec des personnes en situation de handicap ? Il y a eu beaucoup d’autres questions plus spécifiques et un partage d’expériences qui a fasciné quelques classes débordant d’enthousiasme. Une classe de CM1/CM2 – celle d’une enseignante expérimentée et investie – s’est vraiment attardée sur mon expérience et mon métier, si bien que nous avons passé quasiment une heure en classe à discuter du FMAC et de mon expérience.

L’expérience à l’école élémentaire Arago m’a aussi donné davantage envie de travailler au quotidien en contact avec des enfants d’école élémentaire. Cela n’a fait que conforter mes aspirations et la diversité des enfants m’a confirmé également le caractère unique de chaque journée au sein de l’école. Cette expérience humaine et ludique fût très enrichissante. Un grand merci à quelques enseignants de l’établissement – notamment Gaëlle Lemercier, Christelle Adam, Catherine Moiret, Dominique Heguiaphal et Charlotte Laroque – pour leur accueil et leur sympathie. Et un grand merci au FMAC à l’école pour m’avoir permis d’allier mon goût pour le monde de l’enseignement, de l’univers scolaire à celui de la médiation et des ateliers plastiques !

L’école Télégraphe (20e) en visite au FMAC

19 Avr

 

Les élèves de l'école élémentaire Télégraphe dans les réserves du FMAC © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les élèves de l’école élémentaire Télégraphe dans les réserves du FMAC © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

34 élèves de CP, CE1 et CE2 de l’école élémentaire Télégraphe (20e), qui accueille cette année la sculpture Gribouillis de Yona Friedman, sont venus visiter les réserves du FMAC à Ivry-sur-Seine le mardi 2 avril.

 

© Estelle Courjault - École télégraphe, Paris

© Estelle Courjault – École télégraphe, Paris

 

Accueillis par l’équipe du FMAC, les élèves ont découvert, par groupe de 12, les métiers du FMAC et les différents matériaux de conservation préventive. Ils ont également exploré les différentes salles des réserves en réalisant notamment une « chasse aux œuvres ». Se mettant dans la peau d’un commissaire d’expositions, les enfants devaient retrouver des œuvres dans la salle des cimaises en s’aidant du numéro d’inventaire.

 

© Estelle Courjault - École télégraphe, Paris

© Estelle Courjault – École télégraphe, Paris

 

© Estelle Courjault - École télégraphe, Paris

© Estelle Courjault – École télégraphe, Paris

 

Ravis de cette visite, les élèves sont repartis avec des échantillons de matériaux de conservation et des cartes postales d’œuvres exposées dans le cadre du FMAC à l’école.

 

Découverte du matériel de conservation, ici du Tyvek © Estelle Courjault - École télégraphe, Paris

Découverte du matériel de conservation, ici du Tyvek © Estelle Courjault – École télégraphe, Paris

Valérie Favre à l’école élémentaire Faubourg Saint-Denis (10e)

8 Avr

Valérie Favre devant son œuvre © FMAC, Paris

Valérie Favre devant son œuvre © FMAC, Paris

 

Le jeudi 28 mars, l’artiste Valérie Favre est venue rencontrer toutes les classes de l’école Faubourg Saint-Denis (10e) où son œuvre Robe rouge est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

 

Valérie Favre répondant aux questions © Claire Boustani - FMAC, Paris

Valérie Favre répondant aux questions © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

L’artiste a expliqué que cette peinture faisait partie d’une série de huit œuvres représentant des robes suspendues sur différents fonds. Jusqu’alors, Valérie Favre ne travaillait que la couleur blanche. C’est à partir de son travail sur les robes qu’elle en est venue à utiliser d’autres couleurs. A la question « d’où vous est venu l’idée de réaliser cette robe ?« , la peintre a répondu qu’elle puisait son inspiration de différentes sources : un film de Fellini, le père Noël mais aussi sa propre imagination. L’artiste a ensuite ajouté « des cousins et des cousines » à cette série, différentes peintures inspirées du Pierrot de Watteau, exposé au Louvre. Cependant, comme le souligne Valérie Favre, en se réappropriant d’autres tableaux, elle crée des œuvres nouvelles. « En partant de ma peinture, vous aussi vous créez de nouvelles choses, qui viennent de vous, de vos doigts, de vos mains, de votre propre imagination. C’est forcément un dessin qui sera intéressant » déclare-t-elle.

 

Réalisation d'une bande dessinée en intégrant la "Robe rouge" de Valérie Favre © Claire Boustani - FMAC, Paris

Réalisation d’une bande dessinée en intégrant la « Robe rouge » de Valérie Favre © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Valérie Favre peint lentement, plusieurs toiles en même temps. Il lui a fallu 5 mois pour réaliser La Robe rouge. Comme elle l’explique aux élèves, c’est elle-même qui a fabriqué la couleur rouge, à partir de pigments, afin d’obtenir la couleur qu’elle souhaitait. « Vous ne trouverez pas ce rouge chez Monoprix » leur dit-elle. Pour permettre aux enfants de comprendre sa manière de peindre, l’artiste leur a montré un tableau aux différentes étapes de sa création, du début jusqu’au résultat final.

 

Présentation d'un tableau aux différentes étapes de sa création © Claire Boustani - FMAC, Paris

Présentation d’un tableau aux différentes étapes de sa création © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Transmettant aux élèves son amour pour la peinture, l’artiste les a incité à poursuivre leurs rêves. « Il faut toujours avoir un rêve dans la vie » indique-t-elle.

Ravis de rencontrer l’artiste, les élèves ont présenté leurs travaux : robes rouges tissées, tampons réalisés avec des plaques de polystyrène, dessins autour d’expressions avec le terme rouge… Enchantée de découvrir tous ces travaux, l’artiste a indiqué aux élèves qu’elle allait s’en inspirer pour ses futures toiles : « Je vais vous copier » leur a-t-elle dit tout sourire.

 

Découverte des travaux des élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Découverte des travaux des élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Découverte des travaux des CM2 autour des expressions dans lesquelles apparaissent le mot rouge © Claire Boustani - FMAC, Paris

Découverte des travaux des CM2 autour des expressions dans lesquelles apparaissent le mot rouge © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani-FMAC

© Claire Boustani-FMAC

 

Tous les travaux des élèves, réalisés avec leur professeure d’arts plastiques Stéphanie Fay, seront exposés dans l’école à la fin de l’année scolaire.

L’artiste Charlotte Beaudry à l’école élémentaire Saint-Maur (11e)

8 Avr

 

Charlotte Beaudry expliquant son oeuvre "Sac de fille (bleu" © Chloé Andrianarisoa - FMAC, Paris

Charlotte Beaudry expliquant son oeuvre « Sac de fille (bleu » © Chloé Andrianarisoa – FMAC, Paris

 

Le lundi 18 mars, l’artiste Charlotte Beaudry est venue à l’école élémentaire Saint-Maur rencontrer deux classes de CM1. Elle a échangé avec les élèves devant son tableau Sac de fille (bleu) exposé à l’école jusqu’à la fin de l’année. Elle leur a expliqué que son intérêt était de susciter l’imagination du spectateur en laissant entrevoir, sans le montrer, ce qu’il y a à l’intérieur du sac. Très imaginatifs, les élèves y ont vu plusieurs choses : « moi au début, je croyais qu’il y avait des os » a déclaré une élève. Intéressée par l’esthétisme du sac, qui ressemble selon ses propos « à un ballon dégonflé », l’artiste questionne dans cette œuvre l’intimité. Comme elle l’a expliqué aux élèves, le tableau fait partie d’une série d’œuvres autour de la féminité. Le point de départ de ce projet est une scène du film Masculin, féminin de Jean-Luc Godard dans laquelle le personnage principal, Paul, pose des questions à « Mademoiselle 19 ans ». Charlotte Beaudry a demandé à un acteur de poser ces mêmes questions à des jeunes femmes de 19 ans. S’en est suivie une série de portraits de ces jeunes femmes et notamment de leur sac. Les peintures sont de grands formats et présentent une vue en plongée sur les sacs à main, ce qui donne envie de connaître le contenu en y glissant la main.

Ravis de rencontrer l’artiste, les élèves en ont profité pour lui poser des questions techniques : « Comment vous faites pour représenter l’ombre ? L’effet de perspective ? Les plis ? « . S’en sont suivies plusieurs questions d’ordre plus général. A la question « combien de temps mettez-vous à peindre tableau ? », l’artiste a répondu qu’elle ne consacrait pas plus de 2 jours à une même peinture afin de garder une certaine spontanéité.

 

Échange avec les élèves © Chloé Andrianarisoa - FMAC, Paris

Échange avec les élèves © Chloé Andrianarisoa – FMAC, Paris

 

Suite à cet échange, les élèves ont montré à l’artiste leur travail et ont pu profité de ses conseils. Avec leur professeur d’arts plastiques Sylvain Noury, les élèves ont reproduit le sac sur un format raisin 50 X 65 cm et l’ont personnalisé y ajoutant des motifs. Les élèves peindront ensuite leur dessin et devront trouver des solutions pour y cacher leur univers personnel.

 

© Chloé Andrianarisoa - FMAC, Paris

© Chloé Andrianarisoa – FMAC, Paris

 

Une exposition des travaux des élèves sera organisée à la fin de l’année scolaire.